Mon nouvel atelier – Partie 1 : le plan de travail

En avril 2022, j’avais rédigé un article sur l’atelier couture que j’avais réalisé dans mon grenier au cours de l’été 2020.

J’avais décrit ce qu’était la pièce initiale (un grenier servant de stockage et de lieu de repassage), ses aménagements réalisés petits à petits mais son côté toujours « grenier » puis les travaux entrepris pour le rendre plus confortable, plus joli.

Alors, pourquoi l’abandonner ?

Les raisons de cette nouvelle pièce

Le souci est que l’été, bien que ce soit tolérable, il y faisait chaud.

Mais un ou deux ventilateurs ont suffi à la rendre tolérable. D’autant que je couds généralement tôt le matin avant d’aller bosser.

Mais, pour parler comme tout le monde, le changement climatique a rendu cette pièce difficilement vivable.

Des étés caniculaires à répétition !

Notamment, l’été 2022.

Toutefois, cela ne m’a pas de suite gêné.

En effet, j’ai attrapé le COVID fin juin et j’avais donc peu cousu en début d’été et notamment pendant les 15 jours de canicule.

Par la suite, fatiguée, j’avais partiellement aménagé la chambre d’amis (en mettant une table de coupe : plateau mélaminé sur des tréteaux que j’avais en stock) et investi la table de la pièce à vivre pour y poser mes machines (seule pièce bénéficiant de la climatisation).

Bien évidemment, dès la fin des chaleurs, je suis remontée au grenier… tout en laissant ma table de coupe de fortune dans la chambre d’amis.

2023, l’été s’est déroulé beaucoup plus calmement : température normale, vie normale sans impact du COVID, et uniquement six jours de canicule fin août. Je suis donc restée sans difficulté dans ma pièce couture au grenier.

Mais, alors même que je la trouve très bien agencée, je commençais à étouffer dans ma pièce couture : obligation de toujours avoir la lumière quel que soit le temps ou l’heure, des vues extérieures limitées par deux « fenestrous » donnant sur les immeubles en face, 2 étages pour descendre, obligée de faire un étage pour un café, aller aux toilettes… (ben oui, je vieillis et devient paresseuse 😏).

Tout ça, alors que la chambre d’amis n’était quasiment jamais utilisée.

Il s’agit d’une pièce qui bénéficie d’une belle lumière le matin, des prises électriques existent sur chaque mur… et elle se trouve sur le palier de vie (le rez-de-chaussée correspond au bureau et au garage).

En avril 2024, j’ai donc décidé de descendre ma pièce couture dans cette chambre, après avoir vendu le lit acheté quatre ans auparavant et qui n’a servi qu’à Maman (💓) pendant trois mois.

Cela fait une belle pièce (presque 16 m²) lumineuse, avec un joli parquet, un beau voilage (fait maison) à la fenêtre.

Bref, une belle pièce prête à son changement de destination.

Un nouveau plan de travail est créé pour poser ma machine à coudre et ma surjeteuse Jaguar.

Et nouvel aménagement en bougeant les meubles, nouvelle table de coupe avec trois étagères Kallax achetées à Bordeaux.

Je suis satisfaite, je couds pas mal, le cadre est joli, je peux cuisiner en même temps, la pièce étant à côté…

Bref, que du bonheur.

En investissant cette pièce, je me suis créé un plan de travail par ma MAC et ma surjeteuse.

Le reste du rangement fonctionnait avec une armoire et pleins de petits meubles en ma possession.

Puis cette pièce couture a évolué suite à l’achat de deux machines, relativement imposantes.

Rendant son agencement inutile.

Sachant que je peux faire mieux en m’y attelant vraiment, j’ai décidé de repenser la pièce en son intégralité.

La pièce avant Babylock

Parce que j’avais bien réussi ma table pour mes machines dans le grenier, j’ai décidé de refaire le même type de table :

  • dans un angle, un côté pour la MAC
  • dans l’autre, emplacement pour la surjeteuse Jaguar 489

J’ai beaucoup réfléchi.

Pour des raisons de stabilité, chaque bout du plan sera soutenu par des caissons :

  • l’un permet « dissimuler » mon bloc tiroirs plastique où se trouvent aiguilles, fils Gütermann, colle provisoire, règle pour boutonnière…
  • l’autre avec tiroirs cartonnés pour ranger les cônes de surjeteuse

Il faut dire que j’ai un toc : j’ai toujours peur que tout s’effondre 🫣 Alors que rien n’est jamais tombé…

Je décide donc que chaque extrémité se terminera par un caisson et que l’angle sera soutenu par une étagère, comme dans mon précédent projet.

Côté gauche, je réalise un coffre aux mesures d’un ensemble de tiroirs plastique que j’avais.

Côté droit, je décide de faire une colonne à tiroir pour mettre des cônes de surjeteuse.

L’idée est bonne : stabilité aux extrémités et sur toute la largeur, rangements divers.

Je prépare le plan de travail aux bonnes dimensions, toujours en OSB et le monte pour tester.

Malheur !

Qui dit vieille maison dit murs pas d’équerre 🤬🤬🤬

Et moi et la géométrie, la gestion de l’espace, ça fait deux 😭

Je ne comprends rien aux équerres, aux compas… (en techno, j’avais dessiné ma poulie aux parfaites dimensions, mais carrée… et non ronde !).

Ni une, ni deux, je récupère de grands cartons, monte tout ça à l’étage et découpe le carton au fur et à mesure afin de réalisation un gabarit pour recouper l’angle de jonction de mes deux planches d’OSB.

Je reprends ma structure et réalise mes deux supports, étant précisé que je n’ai pas encore posé les traverses de la structure afin de les installer de façon à caler les caissons à venir. seul l’angle est correct.

Je réalise le caisson de gauche sans difficulté mais celui de droite (pour les cones de surjeteuse) me pose problème : je n’arrive pas à réaliser correctement les rainures sur les cotés du tiroir à l’affleureuse (guide mal réglé comme constaté après). De toute façon, je ne suis pas persuadée que les coulisses bois étaient bien positionnées et pas certaine que les tiroirs seraient rentrés.

Qu’à cela ne tienne (car l’idée de mes tiroirs étroits 13 cm de large était parfaites pour ranger les cones de surjeteuse : beaucoup de cônes en peu d’espace), je vais les réaliser en carton.

Cache bloc tiroirs plastique

Caisson « Cônes surjeteuse » – les tiroirs ont été refaits postérieurement… en mieux évidemment 🤣

C’est beau de l’OSB vitrifié

Etagère pour le fond de l’angle

Le plan MAC terminé

La pièce depuis Babylock

Novembre 2024, j’achète une surjeteuse Aclaim et une recouvrement Euphoria de la marque Babylock.

Des machines volumineuses et lourdes.

Mais performantes il paraît si l’on s’en réfère à tous les avis sur les réseaux sociaux.

Deux machines (certes, une remplacera ma surjeteuse Jaguar mais elle est de dimension bien plus réduite) à placer : le plan de travail est bien trop petit.

Le départ

Au départ, je m’étais contentée de petits meubles en ma possession pour caser la recouvreuse, puis j’ai tenté de remplacer tous ces petits éléments par des tables stockées au grenier.

Les meubles ont joué le jeu des chaises musicales !

Mais rien ne convenait à terme : trop étriqué, les machines les unes sur les autres, ou alors une table qui prenait trop de place.

Tentative avec table ronde… mais c’est bien étriqué !

Du coup, le plan de la MAC devient le bureau

Au final, cette disposition est celle qui me convient le plus, même si ce n’est pas très confortable

Je n’ai pas de photos de la grande table à la place de la table ronde qui faisait toute la longueur entre le mur et la porte mais 90 cm de profondeur « bouffait » toute la pièce sans pour autant avoir de l’aisance pour coudre.

Au final, je reprends possession de ma plan de travail de la MAC et pose la recouvreuse sur un caisson Alex dans lequel se trouvent tous les cônes de surjeteuse qui ne trouvent pas place dans le caisson réalisé précédemment.

Du coup, troisième plan en construction qui fera toute la largeur de la pièce, me permettant de poser ma surjeteuse, ma recouvreuse et mon ordinateur avec une imprimante.

Et quitte à réaliser ce nouveau plan « de travail », autant concevoir la pièce dans son ensemble, avec du rangement adapté à la couture, sans s’embarrasser de petits meubles par-ci par-là.

Jeu des chaises tournantes pour les meubles puis suppression de la bibliothèque qui descend dans la salle d’attente (où elle est d’ailleurs parfaitement mise en valeur).

Mais je n’y arrive pas…

L’arrivée

Et soudain, une idée géniale germe (bon, j’aurai fait de la gym en bougeant ces meubles..).

Je dessine la pièce aux dimensions, puis découpage des différents « plans » et meubles envisagés et je m’amuse à trouver un placement optimal en bougeant tous les petits bouts de papier.

C’est beaucoup moins fatiguant et plus rapide que de bouger des armoires en merisier massif 🤣

Plan retenu

Dessin aux côtes et je bouge mes petits meubles papier pour simulation 😉

Direction le configurateur Ikéa pour les modèles Kallax : dimensions, accessoires…

Commande en ligne, réception, installation. Coût total des meubles Ikéa : 359,44€

Les travaux

Pendant ce temps, réalisation du nouveau plan :

  • beaucoup de menuiserie
  • je souhaite récupérer, bien évidemment, la table déjà réalisée et l’intégrer dans le nouveau plan
  • réalisation de tiroirs sous l’emplacement prévu pour la surjeteuse et la recouvreuse (mais là, un copain charpentier m’aide car je ne sais pas comment faire)
  • réalisation des trous pour les fils électriques
  • amélioration des chants à l’affleureuse (un loupé à la fin, réparé avec de la pâte à bois)
  • ponçage, reponçage puis rereponçage du plan en OSB, beaucoup « plus moins » beau que celui utilisé pour la première table
  • vitrification, ponçage, revitrification, ponçage, et 3ème couche de vitrificateur pour lisser l’OSB et le protéger
  • ponçage et re-re ponçage des chevrons de la ceinture du plan
  • pose et calage avec les caissons Alex (un ancien et un nouveau – purée : 30,00€ d’augmentation entre les deux)
  • réalisation d’étagères pour le dessous (ce qui permet de stabiliser encore plus le plan… ma hantise que tout s’effondre 😏 et du rangement en plus)
  • fixation du tout au mur et entre les éléments

Du boulot certes, mais quelle satisfaction !

J’adore vitrifier de l’OSB : passer d’un matérieau rugueux à une planche lisse et brillante, quel plaisir.

Les deux premières couches sont faites au garage et la dernière en place

Réalisation des tiroirs

Raccord entre les deux plans pour joindre mon 1er plan MAC (bien évidemment, le résultat final est propre)

Réalisation des étagère sous plan pour rangement (et stabilisation)

Plan final posé : il ne manque que les poignées aux deux tiroirs

Et pour finir, je modifie ma table de coupe (article à venir) dont deux des roulettes se sont détachées mais que je ne supportais plus pour abîmer le parquet.

Après la menuiserie

Il ne reste plus qu’à installer les caissons IKEA, réaliser la table de coupe, poser quelques étagères et mur d’inspiration aux murs, décorer et j’aurai une très belle pièce couture.

Au final, après un certain nombre de travaux de menuiseries pour réaliser la nouvelle table de coupe et le nouveau plan de « travail » pour les machines, je me retrouve avec une pièce couture qui atteint presque la perfection.

Presque !

Image par défaut
Nini
Tombée dans la marmite "couture" sur le tard, je n'arrive pas à m'en ressortir. C'est devenu une véritable passion
Publications: 68

Laisser un commentaire

Ce site utilise Akismet pour réduire les indésirables. En savoir plus sur la façon dont les données de vos commentaires sont traitées.