Mon atelier

J’ai la chance d’avoir un atelier couture. Au grenier. Pour moi toute seule (bon OK, il sert aussi de débarras). Et relativement bien isolé donc je peux y travailler 8 mois par an sans soucis. Le plus dur est en été car il y fait un peu chaud (mais ça n’a jamais atteint 30°) et il est difficile de rafraîchir. En hiver, pas de souci : j’arrive et j’allume le fer à repasser, donc ça chauffe. Et puis, il faut bien le dire, la couture me donne chaud : après 5 minutes, j’enlève une épaisseur ! Le stress ? L’appréhension de mal dessiner mon patron, de mal couper mon tissu ? Je ne sais pas mais c’est un fait : j’ai chaud quand je fais de la couture.

Et j’ai la chance de savoir un peu bricoler et d’avoir de l’outillage.

J’ai donc transformé mon grenier (qui devait, à l’origine de sa rénovation, servir de lieu d’archivage de mes dossiers professionnels) en pièce couture sur les 3/4 de sa surface.

Surface au sol : 36m² !

Je sens que je vais faire des envieux… Mais rassurez-vous, toute cette superficie n’est pas exploitable : pente de toit de 30°. Et un pan plus long que l’autre. En définitive, station debout limitée à 10m² ! Mais c’est top car sur les côtés, je range tout ce qui va dans un grenier (caché derrière un rideau) et mes caisses de tissu, patrons, mercerie… sont dans les autres parties basses, accessibles néanmoins en faisant attention à la tête.

Au début, c’était ça : très rudimentaire car je ne cousais pas et je n’arrivais que rapidement à faire fonctionner ma MAC. C’était plus une pièce « grenier » et repassage.

Mon grenier – couture

Puis, à la suite de mes travaux de réfection de mon couloir, j’ai décidé de me coudre des voilages. J’avais un ancien bureau démonté et inusité et j’ai décidé de m’en servir pour la couture. J’avais beaucoup plus de place pour ma petite MAC Lidl et mon voilage.

Et, petit à petit, j’ai transformé mon grenier en véritable pièce couture.

Mais ce n’était pas très gai, sombre, même si je tentais d’égayer en suspendant la mercerie colorée (biais, fermeture éclair…), puis en mettant des lampions… Les meubles ont tourné, tourné, jusqu’à ce que je trouve une disposition qui me convienne, sachant que pendant ce temps, je cousais et j’achetais du tissu mais que je cousais moins vite que mes achats… d’où un stock à ranger.

Les travaux sur la pièce elle-même

Donc, zou, travaux engagés fin juin 2019.

Tout d’abord, démontage d’une étagère. Je précise qu’elle avait été faite par un charpentier pour pouvoir supporter le poids de boîtes à archives pleines et sans risque de basculement. Donc, des fixations au sol, au plafond et entre chaque élément de l’étagère : un calvaire à démonter et j’ai réussi à casser un arrache-clous et à m’étirer un muscle au niveau de l’épaule droite m’obligeant à des séances de kiné.

Puis, lambrissage de certains murs : apprentissage de l’utilisation d’une scie à onglet, apprentissage de la résistance à la chaleur (juin, juillet 2020), peaufiner le perçage, vissage et clouage… tout en continuant des cousettes dans ma salle d’attente (supprimée depuis le confinement).

Le lambris a enfin été terminé sur les côtés que je voulais faire (j’ai laissé les 3/4 des étagères initiales car elles me sont utiles) et j’ai testé, à l’aide de mes plaques d’OSB et de mon caisson IKEA la disposition d’un bureau pour ma MAC, ma surjeteuse et mon portable.

La réalisation de mon bureau pour machines

Et il a fallu s’atteler à la réalisation du bureau : j’avais les tasseaux, j’avais les planches d’OSB. Je dois dire que la découpe d’une des deux planches a été confiée à un professionnel du bois car il fallait faire une rainure pour recevoir la languette de l’autre planche.

Mais avant, ponçage, re ponçage des deux planches, 3 couches de vitrificateur (mon OSB n’était pas de très bonne qualité manifestement car celui du sol est quasiment lisse sans protection, idem au plafond), plans pour la pose des tasseaux par rapport au caisson IKéa et à la répartition du poids en fonction de la pose des machines… J’ai pas mal cogité.

Puis assemblage solide des deux planches ensemble et des tasseaux (assemblage à l’aide du gabarit Kreg), réalisation d’une étagère pour soutenir l’angle du fond, montage du tout au grenier (purée, ça pèse l’OSB), pose des pieds et hourra, superbe plan de travail.

Enfin, une pièce agréable.

Le résultat

Je dois dire que je suis très fière de ma réalisation !

Bon, aujourd’hui, ça a encore un peu changé mais c’est surtout très bordélique.
Je n’arrive pas à travailler sans un certain fouillis autour de moi…

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Nini
Tombée dans la marmite "couture" sur le tard, je n'arrive pas à m'en ressortir. C'est devenu une véritable passion
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